Digitaliser le recouvrement, cela représente un gain de plusieurs millions d’euros

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Jean-Michel Erault est Customer Success Manager chez Aston ITF, une entreprise qui a pour ambition de digitaliser le recouvrement pour les entreprises. Il revient pour nous sur les avantages de la transformation numérique en matière de gestion de la trésorerie et des encours clients.

 

Pouvez-vous nous présenter Aston ITF ?

Aston ITF est une entreprise créée voilà 9 ans. Nous sommes un éditeur de logiciels en SaaS, et nous avons notamment développé un logiciel dédié aux métiers du crédit management, c’est-à-dire du risque crédit et du recouvrement. Il faut savoir que le poste client (les factures émises et non-payées) représente jusqu’à 40% des actifs des entreprises, c’est conséquent et stratégique. Nos clients sont essentiellement des PME, ETI et grandes entreprises internationales. Pour ma part, j’officie en tant que Customer Success Manager chez Aston ITF et je suis également Crédit Manager.

 

Quels sont les bénéfices de la digitalisation dans votre secteur d’activité ?

La gestion des clients, est un poste important, avec de l’argent en jeu. Or, toute entreprise a besoin de cash : la trésorerie est une priorité, peu importe la taille de la société d’ailleurs. Après tout, quand il y a de la trésorerie, l’entreprise est vivante, et quand il n’y en a plus, c’est le tribunal de commerce et le redressement ou la liquidation judiciaire !

D’où l’intérêt de gérer au mieux sa trésorerie et de gagner de l’argent plus vite, avec des factures réglées par les clients dans des délais réduits. Le logiciel que nous avons développé permet à chaque entreprise de savoir où elle en est et d’automatiser le recouvrement, le tout dans un fonctionnement adapté pour chaque marché. Il permet aussi de traiter tous les litiges, et de disposer d’un suivi des actions entreprises. In fine, la digitalisation permet ainsi de baisser les coûts de recouvrement en n’imposant plus de faire intervenir des sociétés spécialisées dans ce domaine, d’améliorer la trésorerie avec des factures réglées par les clients rapidement. L’entreprise a ainsi la capacité de générer du cash supplémentaire pour financer des besoins immédiats.

 

Vos clients, qui sont donc principalement des PME, ETI et grandes entreprises internationales, sont-ils prêts à digitaliser cette partie de leur activité ?

Nous avons dû beaucoup évangéliser, expliquer les avantages de la digitalisation (rapidité des paiements des clients, simplification du recouvrement, amélioration de la trésorerie…) et, il faut le dire, nous devons encore le faire ! Les équipes comptables, dans de très nombreuses entreprises, sont habituées à Excel, au papier. Un nouvel outil, ce sont de nouvelles habitudes à prendre. Heureusement, on y vient de plus en plus facilement, notamment parce que les réflexes dans la sphère personnelle ont changé. Mais aussi parce que la dématérialisation des factures se développe de plus en plus, au point de devenir obligatoire pour les entreprises qui travaillent avec des services publics. Si on dématérialise les factures, pourquoi ne pas aller au bout de la démarche et aller jusqu’au paiement en ligne, en passant par le recouvrement si nécessaire ?

 

Comment accompagnez-vous les Crédit Managers dans leur transformation numérique et le déploiement de votre plateforme ?

Nous réalisons d’abord une évaluation, en amont, des besoins du client concernant la gestion des créances de leurs clients : l’outil peut-il répondre à tout ou partie des problématiques rencontrées ? Si oui, on peut déployer assez rapidement le logiciel. On se connecte à sa comptabilité, ou on fonctionne par échange de fichiers, pour que les données soient intégrées à la plateforme. Nous paramétrons ensuite l’application en fonction des attentes du client, avec ses équipes financières.

Une fois la plateforme intégrée, on forme les utilisateurs, en une journée. Nous effectuons ensuite un suivi sur le court terme après la mise en route, pour être sûr qu’aucun collaborateur n’est passé à côté des informations les plus importantes, puis un point tous les trimestres afin d’améliorer l’utilisation du logiciel.

 

Sur le sujet du recouvrement, quels résultats la transformation numérique permet-elle d’obtenir ?

Avec notre logiciel, nous pouvons obtenir une baisse de l’ordre de 20 à 30 %, voire jusqu’à 50 %, du montant de l’échu, et d’un tiers du DSO (indicateur clé du poste client). Cela représente plusieurs centaines de milliers d’euros, et jusqu’à plusieurs millions d’euros de cash supplémentaire – cela dépend, bien sûr, des volumes de l’entreprise. Si on se rapporte à la conjoncture actuelle, la trésorerie permet d’éviter l’endettement pour faire face aux périodes difficiles. C’est une chance supplémentaire de survie en temps de crise.

 

À propos de Jean-Michel Erault
Customer Success Manager chez ASTON iTF

Après avoir été Credit Manager dans plusieurs entreprises commerciales et industrielles, Jean-Michel Erault a rejoint ASTON iTF en mars 2019. Avec plus de 25 ans d’expérience métier dans le domaine du Crédit Management (recouvrement, affacturage, assurance-crédit et contentieux), aujourd’hui Jean-Michel est en charge d’accompagner les utilisateurs dans l’usage de nos logiciels.

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