L’industrie 4.0 ou la révolution par les outils connectés

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L’industrie 4.0 n’est pas une nouveauté : cela fait plusieurs années que les médias spécialisés en parlent, et que les professionnels attendent qu’elle soit une réalité. Or, pour cela, il faut évidemment savoir de quels outils elle a besoin pour exister et transcender les productions. Et ce, dans toutes les dimensions du secteur industriel : machines, RH, qualité, R&D… Pas de panique : on vous dit tout sur le sujet !

Définition : qu’est-ce que l’industrie 4.0 ?

L’expression « industrie 4.0 » désigne une révolution appliquée au secteur secondaire, créant une nouvelle génération d’usines connectées, robotisées et intelligentes. Ce nouveau secteur industriel, propulsé par les nouvelles technologies, contribue ainsi à réduire les frontières entre les mondes physiques et digitaux. Les machines, les produits et les collaborateurs échangent, interagissent, co-décident, pour plus d’efficacité et plus de valeur ajoutée.
Comme son nom l’indique, l’industrie 4.0 est le quatrième grand changement apporté au secteur industriel (le .0 étant tout autant là pour souligner le côté numérique de l’événement), après :

  • La 1ère révolution industrielle (1765), celle de la production mécanique portée par la machine à vapeur ;
  • La 2e révolution industrielle (1870), celle de la production de masse, rendue possible par l’énergie électrique et pétrolière ;
  • La 3e révolution industrielle (1969), celle de la production automatisée, soutenue par l’électronique et les premières technologies informatiques.

Une réponse inédite à un défi nouveau

Or, si une nouvelle « révolution » a été rendue nécessaire, c’est aussi parce que les temps ont changé. Il ne s’agit plus uniquement de produire « beaucoup », mais aussi de produire « bien ». Car les consommateurs attendent des produits qui leur correspondent, ils espèrent une réelle personnalisation de ce qui sort des chaînes de production. C’est aussi là qu’intervient l’industrie 4.0. En s’appuyant sur les nouvelles technologies, elle cherche à connecter le besoin du client final à la production.
L’industrie 4.0 doit par ailleurs contribuer à sécuriser la production industrielle : elle fournit en effet des outils de maintenance prédictive, ce qui permet d’éviter les pannes et d’anticiper les actions correctrices. Ainsi, les machines sont plus disponibles, ce qui permet d’obtenir une cadence constante et, in fine, de tenir les délais.

5 exemples d’outils types de l’industrie 4.0

Concrètement, de quoi « se sert » l’industrie 4.0 pour atteindre ses objectifs ? Voici cinq outils emblématiques qui ont tendance à se développer et à se répandre :

  1. La réalité augmentée. Elle permet d’ajouter des informations dans le champ visuel des opérateurs. Ce n’est donc pas la même chose que la réalité virtuelle, qui consiste, elle, à « évoluer » dans une réalité générée de manière informatique ! Dans la réalité augmentée appliquée à l’industrie, les professionnels peuvent, par exemple, réaliser des opérations de maintenance en étant guidés par des indications virtuelles, qui se mettent à jour au fur et mesure des gestes effectués.
  2. Le beacon. Cette petite balise Bluetooth low energy (BLE) émet une onde radio à faible portée. Cette onde, captée par les smartphones et les ordinateurs, est interprétée et se transforme en information, notification, message ou média. Dans l’industrie, il permet par exemple d’informer les opérateurs de l’état des machines ou d’avertir de l’imminence d’une panne.
  3. L’intelligence artificielle. L’intérêt de cette technologie ? Elle permet de trier les données, par exemple collectées par les beacons ou les objets connectés, de les analyser et de suggérer aux opérateurs différentes actions – voire, parfois, de « décider » elle-même ! Il peut s’agir, notamment, d’anticiper le changement d’un composant.
  4. L’impression 3D. Également appelée « fabrication additive », elle a pour mission de rendre possible la fabrication de composants, si besoin uniques, en un temps record. Elle s’affranchit ainsi des procédés traditionnels, et donne à l’industrie 4.0 une flexibilité et une célérité nouvelle. Elle est notamment utilisée dans l’aéronautique pour la fabrication de certaines pièces complexes, ou dans tous secteurs pour le prototypage.
  5. Le cobot. Association de « robot » et de « collaboratif », le cobot est un robot amélioré, évoluant à des vitesses réduites et accomplissant des tâches simples en collaboration avec l’être humain. Il facilite certaines tâches, rend le travail moins complexe, permet de gagner du temps… tout en se programmant facilement !

L’ouverture de l’écosystème

L’industrie 4.0 n’est pas uniquement une industrie connectée dans les entrepôts. Il s’agit aussi de l’ouvrir sur son environnement, de mieux impliquer les partenaires et d’échanger avec tous ceux qui participent à la création, au développement et à la commercialisation des produits. Bref, l’industrie s’intègre pleinement à son écosystème. Les clients BtoB deviennent des partenaires commerciaux, et contribuent à l’innovation.
Pour cela, plusieurs outils logiciels existent. Les premiers sont ceux de gestion des fournisseurs. Ils permettent de fluidifier les échanges, de mieux gérer les process qualité, et de faciliter le partage documentaire grâce à la dématérialisation. Ils aident aussi à réduire les coûts, en diminuant les tâches à faible valeur ajoutée, et en permettant de réutiliser des suggestions pertinentes formulées par un fournisseur et centralisées dans un seul et même outil !

L’industrie 4.0 et les RH

Bien que fortement liée aux machines et à l’automatisation, l’industrie 4.0 n’en oublie pas pour autant de digitaliser l’expérience RH. Processus divers, implication des équipes, gestion des fiches de paie et des absences… tout peut être optimisé avec un tel outil dans l’industrie. L’effet bonus ? En personnalisation la relation avec les collaborateurs, ces derniers se sentent mieux écoutés, plus motivés, plus « acteurs ». Et donc, plus efficaces !

Et les bureaux d’étude ?

Ils ne sont pas oubliés par la révolution digitale dans l’industrie ! En effet, en s’appuyant sur des solutions d’animation de conception 3D, de collaboration ou d’optimisation, les bureaux d’étude sont plus efficaces. Ils sont plus productifs. Ils se mettent en lien avec les équipes commerciales, qui peuvent consulter des documents, faire des retours… Et, in fine, ils contribuent à améliorer la satisfaction des clients !

La révolution industrielle 4.0 a pour objectif de transcender la production dans ce secteur d’activité, et de lui donner une nouvelle efficacité. Pour lancer ce processus, indispensable aujourd’hui, il est important d’être accompagné. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter les équipes de Visiativ !

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